Le temps en ruines* – Sarajevo

Une résidence à Sarajevo 
Convention Ville de Marseille / Institut Français
Projet porté par la galerie des Grands Bains Douches, Marseille

Marcher pour s’imprégner de la ville
J’ai arpenté Sarajevo à deux reprises en 2015, à la recherche de ce qui fait et défait la ville: lieu désaffecté, friche ou zone d’autonomie temporaire. Lors de ces explorations, j’ai été confrontée à des ouvrages en ruines, les ruines de guerre.

Photographier pour questionner mon rapport au monde
Suivant le même protocole, j’ai utilisé le Polaroid pour un travail sériel au rendu graphique.

Le Polaroid accentue l’aura de ces architectures fantomatiques. La destruction du cliché s’ajuste au motif de la ruine. Les imperfections du procédé renforce cette idée de disparition. Collées en triptyques, les images ainsi construites renforce le déséquilibre des architectures détruites. La ruine contemporaine questionne notre propre civilisation.

Cartographier et considérer le tracé comme une force
Les explorations ont été retranscrites chaque jour sur Google Earth traçant une graphie. Ces graphies de déplacement mises les unes sur les autres dessinent une forme, un territoire arpenté, celui de Sarajevo.