Bio

Bâtie selon une démarche sensible et sérielle, ma pratique artistique liée à la marche et au déplacement, s’efforce de saisir des sujets paysagers ou d’évènements naturels tout en interrogeant ma perception de ceux-ci. Cela se traduit par la réalisation de photographies, de vidéos, la création de graphies et de livres d’artiste.

Diplômée de l’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Marseille, je construis mon écriture plastique sur la question du point de vue autour des dialectiques apparition/ disparition, construction/déconstruction de l’image. Dans ma relation au monde, j’explore les techniques photographiques et vidéos et choisis de mettre le paysage au cœur de mes préoccupations. La quête d’une appropriation du paysage habite ma recherche artistique. Cette appropriation se fait par l’image mais aussi et surtout par le mouvement du corps. Depuis, la notion du mouvement est comme un leitmotiv.

Mon travail traite du vide. Ce vide refléterait-il l’absence de l’être ou, au contraire, une présence en creux, un « potentiel », quelque chose qui attend d’être rempli, et par extension d’être réalisé ?

Proche de l’underground, je réalise en 1995 au Rolleiflex, une série photographique intitulée Lieux de fêtes. Cette série sera le début d’une recherche sur le lieu idéal. Partie à Berlin, je dérive dans la ville et dessine des lignes de mes marches, nommées“graphies du déplacement”. Bruxelles, Londres, Lisbonne, Barcelone, Rome suivront...

 

C’est lors d’un tour du monde en 2006, arpentant les plus grandes mégapoles, que j'initie le photophone. Au geste spontané suit des notes visuelles nourrissant mon blog.

"Adepte du Iphone, blogueuse, Karine Maussière revisite le genre du road-movie intimiste. Au gré de ses déambulations et voyages, elle multiplie les images qui sont autant de fragiles petits poèmes de l’errance, où l’enfance - celle de ses filles -, occupe une place centrale. Parallèlement, elle se consacre à des recherches plus formelles. A la montagne ou à la mer, elle élabore des polyptyques constitués de minuscules Polaroids." Yannick Vigouroux

Pour Le temps en friches (2013), variations autour du GR2013, j'utilise le Polaroid pour photographier des ouvrages architecturaux à l’abandon. En 2014, en résidence à Sarajevo, c’est avec le même outil que je photographie les ruines de guerre. Collées en triptyques, les images ainsi construites renforcent l’état intermédiaire des architectures.

Aujourd'hui je cherche à dégager des caractéristiques d’un mouvement et à expliciter la ligne, le tracé, la trace, le geste. Cette recherche tend vers l'étude des paysages shanshui qui centrée sur le rapport montagnes et eaux, voit les montagnes et les mers comme des endroits sacrés. Les images réalisées, mettent en tension le geste photographique dans un déplacement. Ce geste photographique est mis en parallèle au geste du calligraphe (peinture de l’instantané) (geste graphique souffle/esprit), et souhaite révéler les traces d’un mouvement, d’un glissement.

Depuis plusieurs années, je suis mandatée par les Ateliers de l’image et le FRAC PACA sur des projets d’Education à l’image, privilégiant l’articulation entre le «voir» et le «faire» ; avec la galerie des Grands Bains Douches, je propose des explorations et balades urbaines, avec la participation active de la population, favorisant les échanges, la mixité sociale, les échanges intergénérationnels.

blog et contact :
http://kalucine.blogspot.com
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