Bio

Née à Montpellier dans le Sud de la France, je suis diplômée de l’ENSBA de Marseille (96). Artiste plasticienne, j’utilise la photographie et la vidéo dans ma relation au monde, tout en interrogeant la place de l’image pensée comme un «univers de fiction» et non plus comme un «univers de référence». L’image-fiction présuppose une mise en doute « naturelle, spontanée » devant la photographie.

Je m’intéresse aux paysages - ceux du jardin planétaire- et aux friches urbaines, ces espaces concrets qui hébergent l’imaginaire. La quête d’une appropriation du paysage habite ma recherche artistique. Cette appropriation se fait par la photographie mais aussi et surtout par le mouvement du corps. Depuis, la notion du mouvement est comme un leitmotiv.

En questionnant le cheminement, la route, le trajet, le voyage, j'interroge aussi bien la fabrique de la mémoire que la forme de temps transitionnel, révélant ainsi, une mystique du point de fuite, tout autant espace représenté et structurant que représentant d’un au-delà sensible et impalpable. Mon travail traite du vide. Ce vide refléterait-il l’absence de l’être ou, au contraire, une présence en creux, un « potentiel », quelque chose qui attend d’être rempli, et par extension d’être réalisé ?

Proche de l’underground, je réalise en 1995, une série photographique intitulée Lieux de fêtes. Cette série sera le début d’une recherche sur le lieu idéal.
Partie à Berlin, je dérive dans la ville et dessine des lignes de mes déambulations, nommées  “graphies du déplacement”. Bruxelles, Londres, Lisbonne, Barcelone, Rome suivront…

C’est lors d’un tour du monde en 2006, arpentant les plus grandes mégapoles, que j'initie le photophone. Au geste spontané suit des notes visuelles nourrissant mon blog.

"Adepte du Iphone, blogueuse, Karine Maussière revisite le genre du road-movie intimiste. Au gré de ses déambulations et voyages, elle multiplie les images qui sont autant de fragiles petits poèmes de l’errance, où l’enfance - celle de ses filles -, occupe une place centrale.Parallèlement, elle se consacre à des recherches plus formelles. A la montagne ou à la mer, elle élabore des polyptyques constitués de minuscules Polaroids." Yannick Vigouroux

Pour Le temps en friches (2013), variations autour du GR2013, j'utilise le Polaroid pour photographier des ouvrages architecturaux à l’abandon.
En 2014, en résidence à Sarajevo, c’est avec le même outil que je photographie les ruines de guerre. Collées en triptyques, les images ainsi construites renforcent l’état intermédiaire des architectures.

Depuis plusieurs années, je suis mandatée par les Ateliers de l’image et le FRAC PACA sur des projets d’Education à l’image, privilégiant l’articulation entre le «voir» et le «faire» ; avec la galerie des Grands Bains Douches, je propose des explorations et balades urbaines, avec la participation active de la population, favorisant les échanges, la mixité sociale, les échanges intergénérationnels.

blog et contact :
http://kalucine.blogspot.com
kalucine@gmail.com / +33622932880