2015 novembre – Aux marges des villes

Festival Image de Ville - aux marges des villes
le 15 nov. à Aix-en-Provence, le 19 à Port de bouc, et le 21 à Marseille: 3 balades photographiques comme le déploiement d’un triptyque à la rencontre “du lieu qui fait lien”, à la découverte des territoires qui font ville.

Qu’est-ce que la marge ?
"en marge de" ,"en dehors de, mais qui se rapporte à"
Seuil, limite, frontière, interface...

La marge fait référence à un espace de transition, non pas un espace différent, par sa nature, du territoire auquel elle se rattache, non pas un "espace intermédiaire", mais un espace en continuité avec son territoire, dépendant de lui et en même temps marqué par une modification progressive de ses éléments et de ses caractères.

Nous ne pourrons jamais expliquer ni justifier la ville. La ville est là.” A partir de cette phrase de George Pérec, je propose 3 balades comme le déploiement d’un triptyque à la rencontre “du lieu qui fait lien”, à la découverte des territoires qui font ville.

Car la ville est pleine de curiosité, devenue objet de contemplation et de réflexion, elle stimule notre regard. Pour rendre la ville lisible, il faut parcourir ses rues et ses chemins de traverses comme des pages écrites, et réaliser des images. La photographie écriture de la lumière, traite, avec la ville, de l’ombre, nous essaierons avec cet outil de la représenter.

Les balades, éloges à la lenteur, privilégient la participation active de la population: le public est invité à venir avec son outil photographique (appareil photo, smartphone…) afin d’interroger, par la photographie, ces territoires. Inventant de nouvelles formes de proximité et d’échanges, les balades favorisent les rencontres autour de “l’oeil ouvert”: le territoire devient lieu de rencontre et d’échange ou chacun peut aiguiser son regard aux contacts des autres participants. Réalisées en ville, sur des territoires à la marge, vides ou en attente de..., les balades empruntent souvent les chemins de traverse, parfois le GR2013, interrogent les limites de Marseille Métropole, la place de la nature en ville, questionnent les strates de la mémoire, elles sont une lecture du territoire tout à la fois sensible et poétique.